Vous n'aurez pas ma haine

Synopsis



139 pages
Auteur : Antoine Leiris
Édition : Fayard
Genre : Témoignage

Antoine Leiris a perdu sa femme, Hélène Muyal-Leiris, le 13 novembre 2015, assassinée au Bataclan. Accablé par la perte, il n'a qu'une arme : sa plume. A l'image de la lueur d'espoir et de douceur que fut sa lettre "Vous n'aurez pas ma haine", publiée au lendemain des attentats, il nous raconte ici comment, malgré tout, la vie doit continuer.
C'est ce quotidien, meurtri mais tendre, entre un père et son fils, qu'il nous offre. Un témoignage bouleversant.

Avis

Ce livre a été écrit avec une plume simple mais pleine de sentiments et d'émotions, ce qui peut nous émouvoir aux larmes. Les mots nous parlent malgré le fait que nous ne pouvons imaginer ce que l'auteur peut ressentir. Ces mots juste et touchant, nous décrient les différentes phases de réflexion et de son combat pour continuer à vivre; pour son fils, pour sa femme, pour la vie même si elle peut nous paraître bien vide après la perte d'un proche.

Ce témoignage prend la forme de journal intime qui cible principalement la relation père-fils entaché par ce drame. Nous voyons son évolution et son renforcement au fils des jours; au fils des pages. Nous percevons son combat pour renouer avec la vie. Et pour en offrir une à son fils malgré le fait que sa mère ne pourra plus le soutenir comme elle le désirait. Elle n'existera que par les photos et les souvenirs de son père. Néanmoins, son amour l'accompagnera au quotidien. Voilà ce qui transparaît dans ces pages; dans ce quotidien qui se reconstruit peu à peu.

Le refus de lâcher prise d'Antoine et son refus de laisser la haine entacher ses sentiments et de diriger sa vie, est une belle leçon de vie qui donne foi en l'humanité malgré les différents drames qui rythme désormais notre quotidien depuis plusieurs mois désormais.

Citation
"Parce qu'il y a des morts utiles ?

Ça aurait pu être un chauffard qui oublie de freiner, une tumeur un peu plus maligne que les autres ou une bombe nucléaire, la seule chose qui compte; c'est qu'elle ne soit plus là. Les armes, les balles, la violence, tout ça n'est que le décor de la scène qui se joue réellement, l’absence."

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